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Composition du foin : que mangent nos chevaux ?

composition du foin

Le cheval est un herbivore strict et ses sources de nourriture sont nombreuses et variées : herbe de pâturage, céréales (avoine, orge et maïs principalement), granulés et aussi et surtout du foin ! Cependant, tous les foins ne se valent pas et la composition du foin doit être examinée avec soin pour assurer une alimentation de qualité au cheval. De plus, en raison de sa physiologie très spécifique, le cheval doit recevoir une alimentation adaptée, notamment car son estomac est plutôt petit par rapport à sa taille. De fait, l’alimentation du cheval doit faire l’objet d’une attention toute particulière.

Composition du foin : principalement de l’herbe des champs

Les chevaux sauvages ou vivant en pâturage se nourrissent en grande partie de l’herbe poussant dans les champs. Cependant, quand la ressource en herbe devient insuffisante (en raison de conditions climatiques ou d’une surpopulation par exemple) ou pour les chevaux vivant en box, le foin peut devenir une alternative intéressante et nécessaire. En fonction de leurs besoins, la composition du foin dont ils se nourrissent doit être adaptée.

Le foin se compose majoritairement de deux types de plantes : les graminées et les légumineuses. Le foin peut être composé d’une ou plusieurs variétés appartenant à l’une de ces catégories, voire les deux. Parmi les graminées, on trouve entre autres des herbes comme le ray-grass, la fétuque et le dactyle. Du côté des légumineuses, des plantes comme le trèfle, le trèfle violet et la luzerne sont des aliments à haute valeur nutritive pouvant répondre efficacement aux besoins nutritionnels des chevaux.

Des variations nutritionnelles à anticiper

En fonction de certains paramètres, la qualité nutritionnelle du foin peut être amenée à varier. Voici quelques éléments à prendre en compte pour choisir le foin le plus adapté :

  • Espèce végétale : en fonction des plantes composant votre foin, la teneur en protéines ; en énergie et en fibres peut grandement varier. Les foins de légumineuses sont notamment plus riches en protéines que les foins de graminées.
  • Maturité de la plante au moment de la fauche : des plantes fauchées au stade végétatif (précoce) seront plus riches en nutriments que des plantes coupées à maturité.
  • Qualité du sol : des plantes ayant poussé dans un sol de bonne qualité seront de meilleure qualité et seront plus riches en nutriments.
  • Méthode de séchage : en fonction de la méthode employée pour sécher l’herbe fraîchement coupée, la teneur en nutriments peut être impactée. L’herbe séchée au soleil est connue pour être plus riche en vitamines A et E comparée à l’herbe séchée en grange.

Des foins différents pour des besoins différents

Les chevaux sont tous différents et selon leur situation de vie et d’élevage, leurs besoins varient sensiblement. De fait, il convient d’adapter la composition du foin donné aux chevaux.

Les chevaux de compétition, les poulinières en fin de gestation ou allaitantes ainsi que les poulains en pleine croissance auront, par exemple, des besoins plus élevés en protéines et autres nutriments tandis que des chevaux plus âgés ou au repos devront recevoir un foin moins riche énergétiquement parlant. De plus, il est souvent recommandé d’associer le foin à d’autres sources d’alimentation : les chevaux de compétition pourront recevoir des rations sous forme de granulés pour leurs besoins non couverts par le foin.

Herbalux : le foin dépoussiéré à haute valeur nutritionnelle

Composé à 100% de ray-grass italien, Herbalux est un foin riche en nutriments et idéalement pourvu en fibres grâce à une maîtrise exacte du stade de fauche. Simple d’implantation, le ray-grass italien est une plante à haute valeur nutritive, riche en protéines et résistante aux maladies.

Ses valeurs nutritives sont préservées par nos techniques d’enrubannage qui donnent à Herbalux sa qualité. Enfin, Herbalux est un foin dépoussiéré et donc parfaitement adapté aux besoins des chevaux souffrant de troubles respiratoires comme des allergies ou un emphysème.

N’hésitez pas à consulter notre page dédiée pour plus d’informations !

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4 voies de conservation du foin

voies de conservation du foin

INTRODUCTION

Conserver son foin est un art délicat et comme tout art, plusieurs techniques peuvent être envisagées. Voie sèche ou voie humide ? Foin ventilé ou déshydraté ? Ensilé ou enrubanné ? De nombreuses options sont disponibles et un éleveur soucieux du bien-être de ses chevaux aura besoin des méthodes les plus adaptées à ses objectifs et aux besoins de ses chevaux. Dans cet article, nous vous proposons une revue de quatre différentes voies de conservation du foin, leurs spécificités et leurs intérêts.

VOIES DE CONSERVATION DU FOIN : LA VOIE SECHE

La fenaison

La fenaison est une des voies de conservation du foin les plus classiques. Historiquement, le terme « fenaison » recouvrait exclusivement le fanage, l’action de retourner l’herbe coupée. De nos jours cependant, le mot englobe un processus complet composé de quatre grandes étapes.

  • Fauchage : la coupe, tout simplement ! En fonction des valeurs nutritionnelles souhaitées, l’herbe sera fauchée à un stade de maturité plus ou moins avancé. Les jeunes pousses ont tendance à être plus riches en nutriments et peuvent convenir aux chevaux à forts besoins alimentaires (comme les jeunes poulains ou les chevaux de compétition).
  • Fanage : comme nous l’avons évoqué plus haut, le fanage consiste à retourner une ou plusieurs fois l’herbe fauchée pour l’aérer et lui permettre de sécher de façon homogène. Dans un premier temps, l’herbe est laissée à l’air libre, séchée par le vent et le soleil. Cette étape cruciale permet d’atteindre un pourcentage minimum de matière sèche (80%) qui garantit la bonne conservation du foin.
  • Andainage : L’andainage est le nom donné à l’étape consistant à étaler l’herbe séchée en longues bandes appelées andains. Cette opération permet notamment de faciliter l’étape suivante.
  • Pressage et stockage : Pour conserver le foin, on le stocke sous forme de balle ou de bottes. Le foin prend cette forme lors du pressage, qui consiste à comprimer le foin pour lui donner la forme voulue selon les possibilités e stockage de l’éleveur.

La ventilation

Certains éleveurs cherchent à atteindre un taux plus élevé de matière sèche pour leur foin. Si la fenaison permet déjà d’atteindre un taux conséquent de matière sèche, certaines voies de conservation du foin peuvent encore augmenter ce taux. C’est notamment le cas de la ventilation. Cette technique est particulièrement populaire auprès des éleveurs de vaches laitières ainsi que dans les régions où le maïs est peu cultivé ou peu disponible.

Cette méthode reprend les étapes de la fenaison mais intègre un séchage du foin par ventilation. Le principe consiste à placer le foin en grange et à réchauffer l’air ambiant : ensuite, un système de ventilateurs permet de faire circuler l’air en-dessous et au-dessus du foin et donc de permettre un séchage homogène. Du fait de ces installations particulières, le séchage par ventilation est une des voies de conservation du foin qui nécessitent des investissements supplémentaires de la part de l’éleveur.

VOIES DE CONSERVATION DU FOIN : LA VOIE HUMIDE

Par opposition à la voie sèche, la voie humide fait parties des voies de conservation du foin exploitant la fermentation lactique. Ce phénomène biologique consiste à exploiter la présence dans le foin de bactéries inoffensives pour les chevaux pour favoriser la production d’acide lactique. Cette molécule particulière permet notamment d’enrichir le foin en protéines digestes tout en empêchant le développement d’autres microorganismes potentiellement dangereux pour les chevaux.

L’ensilage

L’ensilage, comme son nom le suggère, implique le stockage du foin dans un silo. Au préalable, le foin est haché finement en particules d’un centimètre environ avant d’être tassé étroitement en silo (ou parfois en tranchée) : cette étape empêche la circulation de l’air et crée des conditions anaérobies (sans oxygène) propices aux développements des bactéries lactiques naturelles. Le foin fermente ainsi pendant plusieurs semaines et en est plus digeste et plus riche d’un point de vue nutritionnel.

L’enrubannage

Autre technique par voie sèche, l’enrubannage consiste à envelopper l’herbe coupée de plusieurs couches d’un film plastique spécial qui donne la forme de balle caractéristique du foin enrubanné. Cet emballage particulier crée une barrière hermétique qui isole le foin de l’air et empêche l’infiltration d’eau et d’oxygène.

La fermentation anaérobie a alors lieu au sein de la balle de foin, ce qui garantit la préservation des qualités nutritionnelles du foin et la protection contre le développement de pathogènes et de moisissures.

Parmi les voies de conservation du foin, l’enrubanné offre des avantages non négligeables en termes de stockage et de manipulation. C’est ce qui a motivé Herbalux à adopter ce format de balles de 20 kilos, notamment pour les éleveurs fréquemment en déplacement ou soucieux de nourrir leurs chevaux avec un foin à haute valeur nutritionnelle. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre page dédiée !